Avant l'IGP : un nom utilisé librement

Pendant des décennies, et jusqu'en 2009, n'importe quel fabricant en France ou même à l'étranger pouvait apposer "Nougat de Montélimar" sur son étiquette. Aucune restriction légale n'encadrait l'utilisation de ce nom. Des nougats fabriqués à Paris, en Belgique ou en Espagne pouvaient se revendiquer de Montélimar sans jamais y avoir un seul atelier.

Le résultat : le marché était inondé de "nougats de Montélimar" avec des proportions d'amandes parfois inférieures à 10 %, du miel en quantité infime, et des arômes artificiels. La réputation accumulée pendant des siècles était exploitée sans contrepartie qualitative.

Les abus documentés

Les professionnels de la confiserie montilienne ont observé plusieurs phénomènes préoccupants à partir des années 1980-1990 :

La mobilisation des producteurs

Face à ces abus, un groupe de producteurs artisanaux de Montélimar s'est mobilisé dans les années 2000 pour obtenir une protection géographique. La démarche IGP est longue et complexe : elle implique de définir un cahier des charges précis, de délimiter la zone géographique, de mettre en place un système de contrôle, et d'obtenir la validation de l'INAO puis de la Commission européenne.

Le travail a abouti en 2009 avec l'obtention de l'IGP Nougat de Montélimar par l'Union Européenne, officiellement enregistrée dans le registre DOOR. L'enregistrement a été renforcé par une publication au Journal Officiel de l'UE le 26 novembre 2024.

Les enjeux pour les producteurs

L'IGP représente plusieurs enjeux concrets pour les artisans locaux :

Pour les détails du cahier des charges résultant, consultez notre page l'IGP Nougat de Montélimar expliquée.

Source

L'historique de la démarche IGP est documenté par l'INAO. L'enregistrement européen est consultable dans le registre DOOR de la Commission européenne.