Le nom s'employait librement avant l'IGP

Pendant des décennies, n'importe quel fabricant en France ou même à l'étranger pouvait apposer "Nougat de Montélimar" sur son étiquette. Aucune restriction légale n'encadrait l'utilisation de ce nom. Des nougats fabriqués à Paris, en Belgique ou en Espagne pouvaient se revendiquer de Montélimar sans jamais y avoir un seul atelier.

Le marché s'est retrouvé inondé de "nougats de Montélimar" avec des proportions d'amandesparfois inférieures à 10 %, du miel en quantité infime, et des arômes artificiels. La réputation accumulée pendant des siècles était exploitée sans contrepartie qualitative.

Les abus documentés

Les professionnels de la confiserie montilienne ont observé plusieurs phénomènes préoccupants à partir des années 1980-1990 :

La mobilisation des producteurs

Face à ces abus, un groupe de producteurs artisanaux de Montélimar s'est mobilisé dans les années 2000 pour obtenir une protection géographique. La démarche est longue et complexe. Il faut définir un cahier des charges précis, délimiter la zone géographique, mettre en place un système de contrôle, puis obtenir la validation de l'INAO et celle de la Commission européenne.

Le travail a abouti avec l'homologation du cahier des charges par décret le 17 août 2023, puis l'enregistrement de l'IGP Nougat de Montélimar au Journal officiel de l'Union européenne le 26 novembre 2024.

De l'usage libre du nom à l'IGP : les grandes dates Du nom libre à l'IGP : les grandes dates 1980-1990 Abus documentés Années 2000 Mobilisation des producteurs 17 août 2023 Homologation française (décret) 26 nov. 2024 Enregistrement européen (IGP) Plus de vingt ans entre les premiers abus et la protection définitive
Sources : INAO et Journal officiel de l'Union européenne (26 novembre 2024)

Les enjeux pour les producteurs

Pour les artisans locaux, l'IGP change quatre choses concrètes.

Pour les détails du cahier des charges résultant, consultez notre page l'IGP Nougat de Montélimar expliquée.

Source

La reconnaissance de l'IGP est documentée par l'INAO (communiqué officiel), et le contenu du cahier des charges est publié par le ministère de l'Agriculture. L'enregistrement européen est consultable dans le registre eAmbrosia de la Commission européenne.